Dirigée par Thibaut Bossy, l’équipe du Lot-et-Garonne s’était imposée comme l’une des outsiders les plus redoutables ces dernières saisons en Clio Cup France. Ce temps est désormais révolu avec l’obtention de ses deux premiers titres dans la discipline cette année !

Formée en 2013, la structure TB2S a rapidement fait ses preuves sur la scène nationale en remportant la Coupe de France des Circuits dès sa première campagne. L’année suivante, il ne leur faut que deux courses pour monter sur la plus haute marche du podium dans une catégorie monomarque. L’écurie continue ensuite de se structurer pour partir à l’assaut de la Clio Cup, où elle affiche la même ascension fulgurante depuis 2016.

De plus en plus souvent présente aux avant-postes, TB2S comptait bien frapper fort en 2019 et y parvenait dès l’intersaison en s’attirant les services de Dorian Guldenfels. Avec une victoire de l’Alsacien et le double podium de Thibaut Bossy à Nogaro, l’équipe affirmait ses nouvelles ambitions en réalisant une belle démonstration de force à Imola.

« Nous ne connaissions pas le circuit d’Imola, mais nous y avons signé notre week-end le plus abouti avec deux doublés », se félicite Thibaut Bossy. « Dorian a gagné les deux courses, Guillaume Savoldelli et moi avons partagé les deuxièmes places. Nous n’étions pas loin du triplé dimanche, mais Edwin Traynard a effectué une excellente prestation qui lui a permis de monter sur le podium dans les derniers tours. Ce rendez-vous nous a permis de prendre de gros points alors que nos concurrents directs étaient un ton en dessous et nous avons pu creuser un petit écart. »

Malgré un matelas de points en sa faveur, TB2S et ses pilotes allaient entrer dans un deuxième tiers de saison mettant les nerfs de l’équipe à l’épreuve juste avant la pause estivale.

« Après Lédenon, nous avons vécu notre week-end le plus difficile à Barcelone », se rappelle-t-il. « David Pouget était vraiment au-dessus de lot et il a signé un doublé alors que nous n’étions nulle part, ou presque. Nous ne trouvions pas de solution, mais Dorian a réussi à sauver un podium, et moi aussi. C’était très compliqué psychologiquement, car nous n’arrivions pas à faire mieux. »

De retour dans le match à Magny-Cours, TB2S arrivait en position de force pour l’ultime confrontation sur le Circuit Paul Ricard, où Dorian Guldenfels et l’équipe scellaient leurs titres respectifs au terme d’une finale qui restera gravée dans les mémoires.

« Il y a toujours un petit facteur chance indispensable », confie Thibaut Bossy. « Nous l’avons eu à certains moments, notamment lors de la dernière course où les débats étaient un peu tendus. Après, la régularité a fait la différence. Dorian a eu cette capacité à enchaîner en étant régulièrement devant avec cinq victoires, huit podiums et dix tops cinq. Le fait d’avoir plusieurs pilotes du même niveau aide aussi. L’entente était excellente entre Guillaume Savoldelli, Dorian Guldenfels et moi-même. Cet esprit que je qualifierais de familial, nous avons su l’entretenir pour en faire un atout en piste au moment des qualifications et des courses, notamment sur les circuits rapides. »

« Ces titres sont l’aboutissement de tout le travail accompli ces dernières années par mes mécaniciens et moi, sans oublier l’aide précieuse de mes parents », poursuit-il. « Cela ne fait que sept ans que nous existons. Réussir à attirer des pilotes capables de remporter des courses et des titres comme Savoldelli, Chaumat et Guldenfels était déjà une première victoire en soi. Gagner le titre face à David Pouget, Nicolas Milan et Benoît Castagné, entre autres ténors, est donc une véritable fierté et cela traduit vraiment notre progression au fil des saisons. »

En sport automobile, il est souvent dit que le deuxième titre est plus difficile à obtenir que le premier. L’adage pourrait être d’autant plus vrai l’an prochain avec une remise à plat de la donne technique avec l’introduction de Nouvelle Clio Cup, mais Thibaut Bossy reste serein face au défi de la confirmation.

« Nous repartons avec Nouvelle Clio Cup ! », affirme-t-il fièrement. « Grâce à son prix, Dorian peut remettre sa couronne en jeu. Lionel Viguier, Antoine Prenveille et moi-même resignons également. Nous aurons des voitures disponibles à la location et nous avons de la place pour attirer de nouveaux pilotes. En parallèle, j’aimerais que nous arrivions à développer la structure avec un double programme, notamment en TTE puisque nous allons conserver nos Clio Cup IV et que Renault y a créé un mini-challenge. Cela m’intéresserait de trouver des pilotes pour nous y engager. Cela nous permettrait de franchir un cap et d’être plus régulièrement sur les circuits et je pense qu’il s’agit du moment idéal pour notre structure. »

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