Tenant du titre chez les Gentlemen, David Pajot a su préserver tous les ingrédients de son succès pour défendre sa couronne avec brio. Avec neuf victoires en douze courses, ce chef d’entreprise a de nouveau marqué la catégorie de son empreinte pour récidiver en atteignant d’autres objectifs au général.

Figure bien connue des coupes monomarques, David Pajot n’a cessé de progresser au fil des années et il comptait bien franchir un nouveau cap pour la dernière campagne de la quatrième génération de Clio Cup dans l’Hexagone. Pour y arriver, le pilote de quarante-cinq ans a choisi de ne rien changer à une équipe qui gagne en renouvelant sa confiance dans la structure Vic’Team qui lui avait notamment permis de briller lors de la Finale Internationale de Clio Cup en 2018.

Très vite, David Pajot était conforté dans ses choix puisqu’il l’emportait chez les Gentlemen en ouverture de saison à Nogaro. Reparti bredouille le lendemain, il retrouvait la plus haute marche du podium à Imola pour quitter l’Italie à seulement dix points de Mickaël Carrée, déterminé à reprendre la couronne ravie par le natif de Limoges un an plus tôt.

En l’absence de son adversaire à Lédenon, David Pajot s’offrait le doublé avant d’enchaîner avec une troisième victoire de rang à Barcelone, où il devait à son tour faire l’impasse sur une course. Son rival en profitait, mais il préservait un avantage de quatre unités avant la rentrée.

Le rendez-vous de Magny-Cours s’avérait finalement décisif. David Pajot l’emportait à deux reprises dans la Nièvre pour reléguer Mickaël Carrée à quatorze points et le pilote au volant de la Clio Cup arborant la décoration préférée des internautes était sacré avec la manière grâce à deux nouveaux succès au Castellet !

« Ce deuxième titre représente tout le travail accompli depuis deux ans maintenant avec l’équipe Vic’Team, David Dubuc et son staff », se félicite-t-il. « C’est aussi la confirmation que celui de l’an dernier n’était pas le fruit du hasard ! Je ne pense pas d’ailleurs qu’il était plus dur à obtenir cette année, mais il n’était pas non plus plus facile ! Les acteurs étaient les mêmes, mais je pense que nous étions mieux préparés cette année et cela nous a permis de mieux gérer le championnat avec neuf victoires en onze départs. »

Outre la défense de sa couronne, David Pajot avait également à cœur de souligner ses progrès au sein du peloton et il le faisait de fort belle manière en s’installant confortablement dans le top dix toutes catégories confondues !

« J’en suis vraiment satisfait », analyse-t-il. « Notre but était de terminer dans les dix premiers du classement général. C’était un objectif relativement ambitieux, la Clio Cup étant notoirement connue pour sa forte compétitivité. Cette septième place est donc une énorme satisfaction qui vient encore une fois récompenser le travail d’équipe et les sacrifices effectués. L’exemple le plus marquant en est peut-être notre week-end au Castellet, le plus abouti de la saison. Je m’étais mis en tête l’idée de faire un podium sur ce circuit que j’affectionne particulièrement. J’y suis presque arrivé [en prenant les points de la troisième position derrière une pilote invitée, ndlr] tout en ayant signé le meilleur tour en course la veille. C’est à mes yeux le véritable aboutissement de cette année même s’il y a toujours des regrets sur les qualifications où nous sommes partis en slicks alors qu’il commençait à pleuvoir... »

Toujours à la recherche de nouveaux défis, ce chef d’entreprise dans l’hôtellerie, la restauration et l’automobile ne pourra défendre sa double couronne l’an prochain en vertu du règlement, mais il restera un membre à part entière des paddocks... Entre d’autres programmes ?

« C’est une vaste question », conclut-il. « Avec nos résultats, la piste Nouvelle Clio Cup est la plus logique, mais je ne serai pas éligible à la catégorie Gentlemen en 2020 comme j’ai gagné le titre deux années de suite. J’ai donc écouté les propositions de mon équipe, qui évolue déjà en GT4, et nous travaillons sur le projet, pas encore finalisé aujourd’hui, d’intégrer le Championnat de France FFSA GT avec une Mercedes AMG GT4. Je n’oublie pas pour autant la Clio Cup France puisque je ferai très probablement au moins trois manches, à savoir Nogaro, Brands Hatch et Le Castellet ! »

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